ORI-OAI, c’est d’après leur site :
“L’Outil de Référencement et d’Indexation, réseau de portails OAI (ORI-OAI) vise la mise en place d’un système ouvert, en logiciel libre, permettant :
- de gérer et de publier tous les documents numériques produits par les établissements universitaires,
- de les partager avec d’autres établissements,
- de les valoriser par une indexation de qualité,
- de les rendre accessibles, à distance et selon les droits définis, dans des interfaces ergonomiques.”
Donc en gros, c’est un outil de GED qui :
- a pour but premier la valorisation des documents pédagogiques produits par les universités.
- qui se propose dans un futur bref de s’étendre à d’autres type de documents, notamment les thèses , les documents administratifs…
- Un outil de GED déployé au niveau de l’établissement, et non plus seulement au niveau du SCD
- Un outil de GED avec un entrepôt OAI, donc moissonnable. L’outil incorpore aussi un moissonneur.
Ceci m’amène à plusieurs constats et réfléxions :
- Les outils de GED proposés par les SCD ont perdu la bataille, du moins en ce qui concerne les productions des établissements. Les raisons sont multiples mais on pointera à mon sens un manque de communication ou un manque de savoir communiquer
- Les SCD ont tout à gagner à participer à la mise en place d’ORI-OAI. Il permet en effet d’indexer les ressources (classifications type CDD, CDU ou tout ce que vous voudrez, mots-clés controlés type RAMEAU..). C’est donc l’occasion de faire valoir notre savoir-faire dans ces domaines.
- Qui dit outil de GED, dit interface de recherche, et là aussi, nous avons un rôle très important à jouer et à faire reconnaître. C’est quand même notre métier aussi de bâtir des interfaces de recherche, et nous attend -malheureusement – un peu moins sur ce point.
- Idéalement, la mise en place de cet outil nécessite la collaboration entre CRI, cellule TICE et SCD et agit ainsi comme un catalyseur de collaboration entre services.
- Si on loupe ce rendez-vous, on aura encore perdu une raison d’exister…
L’outil est encore jeune, mais se développe vite. Il n’est que très peu déployé pour l’instant, le temps que les personnes concernés se forment, travaillent ensemble sur les workflows et grilles de catalogage.
A l’ULCO, on va le déployer courant 2009. Du côté BU, on a prévu de moissonner l’entrepot d’ORI-OAI dans notre GED et de l’interroger de façon fédérée à notre catalogue. Bon, c’est pas Stanford qui communique ces cours sur Youtube et Itunes U mais c’est déjà ça…
La seule démo/discussion que j’avais vu sur le sujet (il y a environ 1 an) m’avait laissé extrêmement sceptique, en particulier parce qu’aussi bien fait soit-il (normalisation, etc), ORI-OAI ne fonctionne que si vous mettez du monde pour saisir les données (métadonnées): bcp de monde parce qu’il y a bcp de données à saisir.
A mon avis c’est un travers important du projet: il ne récupère par un max de données ailleurs, elles sont créées localement.
Je ne crois pas du tout qu’un directeur d’établissement va, en 2008, consacrer plusieurs équivalents temps pleins à la saisie de données rameau dans un outil qui gère un genre de catalogue de documents…
Même principe que pour LOM-fr: sur le papier c’est pas inintéressant; dans les faits, on n’a pas envie d’investir le personnel qu’il faudrait pour se colletiner un truc aussi complexe. Autrement dit: le rapport investissement / intérêt est négatif. Ou: on a autre chose à foutre.
@nicomo : Pas d’accord sur tout sur ce coup-là :
1) le système ne récupère pas les méta-données ailleurs : étant donné que ces ressources sont locales, il faut bien se colletiner le boulot. C’est essentiel pour donner de la visibilité à ces ressources
2) bcp de monde parce qu’il y a bcp de données à saisir : ça dépend du schéma de méta-données retenu. Typiquement SupLom-fr. Il y a beaucoup de champs c’est vrai, mais: a) tous ne sont pas obligatoires, loin de là. Pour la région Nord-Pas-de-Calais, c’est à dire six universités, une sélection commune de champs a été établie au sein d’un groupe de travail de l’UNR-Nord-Pas-de-Calais b) certains sont remplis automatiquement (date, type MIME…) c) la saisie est répartie selon le workflow entre auteur, cellule TICE et SCD. A mon avis ici, au niveau SCD, ça impliquera une seule personne pour l’indexation, et même pas à plein temps. La même personne qui était chargée de l’indexation dans notre GED
3) Le Lom-fr est complexe : certes à première vue, c’est assez opaque. Raison de plus pour s’y mettre à plusieurs (cf. groupe de travail régional évoqué ci-dessus). Mais ça reste de la rigolade comparé à l’UNIMARC
4) On serait bien content de pouvoir mettre beaucoup de monde sur le coup, ça voudrait dire qu’on a beaucoup de ressources. C’est là où le bât blesse : on est loin de crouler sous les ressources. Les raisons sont diverses : pas d’impulsion politique à la mise en ligne des cours, peur des enseignants de voir leurs cours dans la nature, droits à gérer…Mais on peut espérer une révolution culturelle un jour, non ? D’autant plus que des moulinettes sont en cours de développement, de Moodle vers ORI-OAI par exemple
5) Quelle alternative ? Ne participer aux déploiements ? Donc continuer à ne pas exister assez au sein de l’université ? Ne pas participer à la valorisation des ressources produites ?
6) On a autre chose à foutre ; exact, essayer de faire un site de BU potable avec des outils Archimed, en ce qui me concerne, et là ORI-OAI à côté , c’est la récréation
On peut aussi aller au festival du Poulpaphone ce week-end pour se défriser les oreilles et oublier tout ça