Atelier EPN 2.0
Lors de cet atelier prospectif, qui avait pour but d’échanger autour des attentes des clients sur les nouveaux services et nouveaux usages proposés dans les Espaces Publics Numériques, on a pu assister à une démonstration de la table tactile de Microsoft. Il faut bien reconnaître que c’est bluffant tant elle est efficace et intuitive. Des collègues l’imaginaient déjà dans une section jeunesse. Il est évident que si vous collez un môme dessus, cinq minutes après, c’est lui qui vous explique comment ça marche ! Le coût est encore prohibitif ( 12 000 €) mais il est clair que ce genre d’outil va se démocratiser. Autre démonstration sur les nouveau services associés aux portables type Iphone Je prends une photo du code barre commercial de l’ouvrage, une application s’ouvre qui va me donner des critiques de l’ouvrage. Ou inversement, si je suis dans une librairie, on va m’indiquer si ma bibliothèque préférée possède l’ouvrage. On a aussi parlé des écrans tactiles, de leur possibles utilisations…
Réactions mi-figue, mi-raisin des collègues, partagés entre “c’est du gadget, ça ne sert à rien” et “Maintenant que c’est là, va falloir faire avec…”. Beaucoup, bizarrement éprouvent la peur de la disparition ou du moins de l’effritement du lien social et du rôle du bibliothécaire. A mon humble avis, il s’agit plutôt de réinventer notre métier en fonction de ces nouveaux outils qui remettent en cause nos habitudes. Le débat a aussi porté sur le filtrage du surf (listes blanches , listes noires…) Comment peut-on seulement en débattre ?
Enfin, le sujet des postes publics a été abordé. J’ai dit que de toutes façons, dès qu’un utilisateur ne retrouvait pas une interface classique type bureau windows, le système apparait restrictif. Comment peut-on faire cohabiter des EPN avec des postes bridés dans les bibliothèques alors que les usagers utilisent le wifi librement dans le même bâtiment ou utilisent des postes non bridés dans les salles de travail de l’université ? Comment dès lors ne pas apparaître comme des empêcheurs de surfer en rond ? On m’a objecté “peur des virus, sécurisation des postes et des réseaux”, et c’est là que le bât blesse. Au-delà de ces peurs qui pour moi tiennent du fantasme, AIE n’est pas du tout une interface sécurisée. Je vois régulièrement des usagers passer “par dessus” cette sécurité. Je ne pense pas que ce soit à Archimed d’assurer la sécurité des postes et des réseaux. C’est à l’administrateur réseau qu’échoit cette mission. Celui-ci peut alors tout à fait proposer des solutions pour utiliser des postes avec un environnement type bureau, que ce soit sous windows ou sous linux, tout en assurant la sécurité. C’est pourquoi je pense que ce logiciel est celui qui a le moins d’utilité. De plus, les clients oublient bien souvent de compléter les postes avecdes fondamentaux. On se retrouve alors, lorsqu’on fait un peu de bibliotourisme, sur des postes où on ne peut aller sur son webmail car le https n’est pas autorisé, on ne pas ouvrir de PDF car Arcobat n’as pas installé, on ne peut pas aller sur tel site car Shockwave ou Flash player ne sont pas mis à jour, on ne peut pas sauvegarder sur sa clé USB car, c’est bien connu, elle est pleine de virus qui vont casser l’ordinateur. Alors, simplement, on va voir au cyber-café d’a côté, où on trouve un McDo pour utiliser le wifi (soupir…)
Une solution pour la sécurisation des postes publics ne serait-elle pas de prévoir une architecture qui permette un écrasement régulier (hebdomadaire, voire quotidien ?) de la configuration des postes publics ?
Cela permettrait qu’un virus ne puisse sévir longtemps, et le seul problème qui demeurerait réellement serait qu’un utilisateur pourrait utiliser un poste public pour entrer dans le réseau de la bibliothèque (et/ou de sa tutelle, qu’elle soit municipale ou universitaire) et s’y promener plus facilement que depuis un poste extérieur.
Cela dit, il est possible aussi d’avoir un réseau de postes publics distinct du réseau de postes professionnels. Donc même ce problème-là n’est pas insoluble.
Je n’ai pas assisté à l’atelier mais j’ai bénéficié d’une petite démo de la table entre deux ateliers. Effectivement c’est vraiment bluffant, et je pense que les applications peuvent être très intéressante. Dommage que des personnes considèrent que c’est un gadget. On voit malheureusement une fois de plus, la peur la nouveauté de certains collègues.
Il y a une bibliothèque en région toulousaine qui a adopté ce système : réseau de postes en circuit fermé avec un système ré-installé tous les soirs à l’aide d’un master. Simple et peu contraignant.
@lully : je suis allé en formation hier dans une salle de l’université. Les postes étaient bridés (pas de clic-droit, pas d’install de logiciel, pas d’accès au disque, mais des données et des logiciels sur des lecteurs réseaux). J’avais tout de dont j’avais besoin pour travailler sans problème. Ici, on va bientôt avoir enfin un domaine séparé pour les postes pros avec des outils de sauvegarde, car on a fait appel au CRI. Si on avait fait appel à eux pour la sécurisation des postes publics, ils auraient fait le job sans que ça ne ne coute quoi que ce soit…il suffit d’être demandeur, ou mieux d’avoir un informaticien à la BU, ce n’est pas @eso62 que je vais apprendre ça
Écraser le poste tous le jours ne garantit de la sécurité du réseau. Encore un fois, c’est le job du CRI, faut simplement leur demander
Et pour ceux qui n’ont pas d’informaticien sous la main, DeepFreeze ne coûte que quelques dizaines d’euros et assure automatiquement la restauration du système à chaque démarrage…