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Archive for juillet 2008

Nous sommes en train de travailler sur une nouveau portail documentaire. Le projet est déjà un peu avancé, la mise en production est prévue pour janvier 2009. Nous travaillons avec la solution Incipio d’Archimed. Je ne reviendrai pas sur ce choix. Comme je l’ai déjà écrit, ce choix n’est pas de mon fait, j’ai juste à faire avec. C’est l’occasion de dresser une feuille de route pour ce qu’on peut attendre d’un portail documentaire en 2008.

Commençons par ce qui me semble être la pièce centrale d’un portail, l’accès au catalogue : l’Opac

Dans cet opac, on va trouver les documents disponibles à la bibliothèque mais aussi des ressources externes, notamment des ressources pédagogiques (ORI-OAI), des signets (CERIMES). Tout cela de façon transparente pour l’usager, pas question de le troubler par des assertions du genre « tant de réponses d’ORI-OAI car 1) l’usager ne sait pas ce qu’est ORI-OAI 2) Il ne VEUT pas savoir ce qu’est ORI-OAI.
L’interface de recherche doit être SIMPLE (googlesque). Pourquoi pas proposer une recherche avancée, mais ce n’est pas à mes yeux l’essentiel, loin de là. Il suffit de voir les stats d’utilisation des recherches avancées pour s’en persuader.
Il est important dès lors qu’on met en avance cette recherche simple que la présentation des résultats soit à la hauteur. Répartition par thèmes, par auteurs, par éditeurs, par collection, par date, possibilité de rechercher dans les résultats…Ce qui est fait sur le site de la médiathèque de l’ESC de Lille est un modèle du genre.

Passons à la présentation de la notice. On s’aperçoit souvent que l’OPAC est souvent confondu avec un module professionnel dans lequel on se contente de décliner l’indécrottable pavé ISBD. Passons sur les /, ;- et autres joyeusetés que nous offre le catalogage et qui sont autant de signes qui ne servent à rien. Que dire aussi des abréviations du type « couv. Ill. en coul. » si ce n’est qu’il faut être « du métier » pour les déchiffrer. Ce travail, très fastidieux, qui consiste à déchiffrer les champs de l’UNIMARC pour en extraire la substantifique moelle qui fera d’une suite d’informations codées une notice claire et complète est une étape obligée et ô combien difficile, il s’agit de se mettre dans la peau de l’usager lambda qui n’a peut-être jamais utilisé un catalogue. La constitution d’un pool de bêta testeur constitué de professionnels mais aussi et surtout d’étudiants, de profs, de personnels de l’université et d’extérieurs me semble primordial pour arriver à un résultat convaincant.
Cette notice peut et doit être enrichies et là, ce ne sont pas les moyens qui manquent. En voici une liste loin d’être exhaustives :

  • Récupérer les couvertures des documents via les web-services d’Electre, d’Amazon ou les deux ! Le premier est payant, au prorata de la couverture proposée. Par contre, il permet également de récupérer d’autres informations comme la table des matières, la 4ème de couv, la biographie de l’auteur, pas sur tous les ouvrages mais sur une quantité non négligeable.
  • Proposer des liens vers d’autres éditions d’un document. C’est possible via Librarything (payant) mais aussi via xISBN d’OCLC à condition d’être membre.
  • Europeana proposera-t’il des web-services ? Il serait bien inspiré de la faire sinon Google Books propose déjà un API digne de ce nom. Et hop, un ouvrage est numérisé tout ou parti ? et hop, voilà un lien de la notice vers cet exemplaire numérisé
  • Enrichir les notices via les commentaires et tags des usagers. Là, je vous vois froncer les sourcils ( si, si, ne niez pas, je vous vois ). Quoi ? demander leurs avis aux usagers ? et leur permettre de rentrer des mots clés même pas contrôlés ?! Mais il est fou !! Allons, allons, Amazon vous permet de mdonner votre avis sur tout et n’importe quoi depuis des lustres et ça marche très bien. Oui mais Amazon est là pour vendre. Oui et nous pour prêter, mais on ne prêtera que ce qu’on pourra bien trouver…Raison de plus pour tendre des perches aux usagers, et par exemple de permettre aux enseignants de recommander un ouvrage à leurs étudiants. On peut aussi enrichir les notices de fictions, souvent bien pauvres. Là, en permettant aux usagers de coller des tags, on se retrouve avec des notices enrichies. Approximatif, me direz –vous ? Mais qui n’a jamais froncé les sourcils (oui, je sais…) à la vue d’une indexation RAMEAU approximative ? Le but n’est pas de remplacer RAMEAU mais de le compléter. Alors, évidemment, ce système n’est pertinent qu’à partir d’une masse critique de données. Raison de plus pour inciter les gens à tagger et aussi pour montrer l’exemple en montant des sélections, des listes de nouveautés, des listes depuis les bibliographies des profs et en donnant son avis, après tout, c’est le meilleur moyen pour un acquéreur de justifier ses choix et d’illustrer une politique documentaire.
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