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Archive for the ‘Musique’ Category

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Fredo Viola a signé un des plus bels albums de 2009. Mariage des voix, pure émotion, superbes mélodies. Un artiste à suivre sans aucun doute.

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Le dimanche ne proposait que 4 groupes. Pour toutes les raisons évoquées dans le post précédent (lieu excentré, pas de pass pour 3 jours, prix identiques pour le vendredi, le samedi et le dimanche alors que le dimanche il n’y avait que 4 groupes, l’absence d’une tête d’affiche fédératrice), il n’y avait pas grand monde. En plus, même s’il n’a pas plu, le vent était fort, ce qui rendait l’endroit un peu glauque…

MotusC’est donc devant un maigre public transi de froid que s’est produit Gablé.  Si en effet comme l’annonçait le programme, leur musique est difficile à décrire. Elle  est assez originale, mêle habilement électro et l’acoustique,  parfois un peu gadget (un morceau bâti avec des samples du jeu TV « Motus », le coup de la guitare jouée avec truc un monté sur un outil type tournevis électrique). Malheureusement, nos trois compères sont complétement perdus et statiques sur une scène trop grande pour eux. On les sent pas très surs d’eux et sans expérience de la scène. Le coup du tournevis électrique, qui pourrait être un truc assez rock’n’roll fait finalement juste rire un peu quand le mec sort son outil. Dommage car leur musique n’est pas inintéressante, manque juste un personnalité plus affirmée, notamment sur scène.

Pas grave car sur l’autre scène Belleruche entamait un set qui allait nous réchauffer. Leurs chansons jazzy mâtinées de hip-hop nous ont fait passer un excellent moment. Leur formation (une chanteuse glamour et charismatique, un guitariste au son velouté et un DJ efficace mais discret) fait que le superflu est banni. Juste de chouettes chansons qui swinguent, un son très organique malgré les boites à rythmes  et autres samples, un belle réussite qui m’a fait louper le début du set de La Maison Tellier.

Je ne connaissais de la MaisonTellier qu’un morceau qui tournait pas mal sur Radio Nova, et qui n’avait rien d’emballant, un folk un peut terne. J’avais donc pas mal d’à priori et m’attendais à un folk mou  un peu « verbeux ». Force est de constater que La Maison Tellier est constitué d’excellents musiciens, de toute évidence rompus à la scène et que leur musique se revendique, soit des grands noms de la chanson française (en effet les textes passent comme une lettre à la poste) mais aussi  du folk et de la country US. Les cuivres et autres instruments acoustiques (banjo, contrebasse, guitare) apportent beaucoup de chaleur. Bref, on est plus près de Calexico que  d’Hughes Aufray ! Nos amis Tellier sont aussi des grands blagueurs qui ne dédaignent pas les cheminement tortueux : le chanteur nous déclare qu’en apprenant que le festival se déroulait sur un ancien hooverport, il s’est demandé ce que pouvait bien être un hoverport (un hoverport, c’est l’endroit d’un port qui est réservé aux hovercraft, qu’on appellent en français des aéroglisseurs. De fait, c’était une des sorties du dimanche que d’aller voir l’hovercraft glisser sur les eaux vers l’Angleterre voisine) .  Et de dire que ça leur faisait penser à la Californie (?!sic!), et d’enchaîner sur « Going to California », perle de l’album Led Zeppelin IV !! Partir de la plage du Portel balayée par les vents par une froide soirée d’octobre pour arriver en Californie !

Enfin, The Black Seeds clôturaient le festival. Très bon groupe de scène au talent indéniable, les néo-zélandais se font rares en Europe, il ne fallait donc pas rater l’occasion. Leur musique a quand même un peu le cul coincé entre funk et reggae. Quand c’est funk, c’est funk, quand c’est reggae, c’est reggae, voire dub. Ca ne débouche donc pas vers une musique très originale, ni créative. On ne va non plus cracher dans la soupe, ils nous ont fait passer un très agréable moment. Ca tombe bien, c’est tout ce qu’on leur demandait

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Festival du poulpaphone 2009

Festival du poulpaphone 2009

La 5ème édition du festival du Poulpaphone s’est déroulé le week-end dernier à Boulogne-sur-mer. Comme d’habitude, pour un prix modique (6 € la soirée, pas de « pass 3 jours » cette année), on a eu droit à une affiche éclectique et de qualité. Un mot sur le choix de l’emplacement (l’hoverport du Portel), pas très subtil car d’une part l’endroit est fort excentré, situé en plein dans la zone portuaire, ce qui pénalise les personnes sans voitures, d’autant plus qu’aucun système de navette avec le centre ville n’était prévu. D’autre part, situé en front de mer (à quoi bon, le festival se déroule à la nuit tombée, la mer on ne la voit pas ), le lieu est balayé par le vent en permanence Pour ma part, je n’ai pu suivre que les concerts du samedi et du dimanche. Commençons donc par le samedi :

La soirée a commencé avec Tribeqa. le programme indiquait « Parrainés par Magic Malik, les nantais de Tribeqa mélangent sonorités africaines et caribéennes avec des sons plus urbains électro hip hop. Organisées autour du balafon (joué à quatre baguettes par un seul homme !) platines, batterie, guitare et contrebasse crée une énergie communicative qui ne peut laisser le dance floor indifférent. » Le dance floor, je ne sais pas, mais moi oui ! Du jazz, qui n’en est pas vraiment sur des rythmes vaguement hip-hop et un DJ qui ne sert à rien, bof…

Rotor Jambreks

Rotor Jambreks

Du coup, direction l’autre salle où Rotor Jambreks attaquait son set. En plus de l’habituel grosse caisse dont s’équipe souvent les guitaristes qui se produisent seul, l’homme a également une caisse claire qu’il peut actionner avec l’autre pied et donc s’accompagner avec une batterie minimaliste. Il joue un rock primaire basé sur les 3 accords du blues. Grosse auto-dérision pour ce breton, qui ne s’exprime qu’en anglais, qui alpague deux filles dans le public qu’il surnomme « Jean-Claude » et « ‘Jean-Michel » avant de les faire monter sur scène pour jouer une peu de tambourin. Rigolo et jouissif mais vite lassant.

Vint ensuite la surprise de la soirée, le duo ZZZ. Le programme restait dans le flou en nous promettant « Des musiciens qui ne font pas dans le classique : non seulement les ZZZ sont un groupe à deux (orgue batterie) mais en plus ils jouent du rock and roll sans guitare. Mélange d’électro new wave, de soul garage et de « dirt rock », leur musique loin d’être limitée révèle des trésors d’inventivité et n’a pas encore trouvé d’étiquette. » De quoi exciter notre curiosité, qui n’a pas été déçue ! Imaginez à la batterie et au chant un type à la carrure d’un bucheron, sorti de  woodstock (ou de chez Bob puisqu’ils viennent des Pays-Bas).  Sa batterie est rudimentaire : une grosse caisse, une caisse claire posée très bas, en dessous des genoux, un tom basse très bas aussi, et une cymbale charleston, point barre. Ce qui donne l’impression d’avoir un géant qui joue sur un jouet ! Ajoutez à ça un deuxième larron maigrelet, plié en deux sur ses innombrables synthés au son très gras, le visage caché par la visière de sa casquette moche et hors d’age. Pur finir, imaginez un scène enfumée électrisée par des stroboscopes, une voix noyée dans la reverb’ et le delay, un répertoire ultra-efficace, une musique mélangeant le meilleur des années 80, de l’électro et de la new-wave et voyez le carnage ! Le boucan que peuvent faire ces deux types sur un répertoire qui n’en demande pas tant est phénoménal ! Quant au final, le gars au synthé , prend son élan, saute et finit DEBOUT sur ses synthés vintage empilés alors que ça larsenne de partout, j’ai cru devenir dingue, pas vu un truc aussi rock’n’roll depuis longtemps !

Quelques vidéos trouvées sur youtube pour vous donner une idée de la chose (attention, le son n’est pas  forcement fameux), je vous engage à aller faire un tour sur leur site



Ebony Bones
Ebony Bones

Tellement scotché par ça, que j’ai raté Lyre te temps dans l’autre salle ! Sautons directement à Ebony Bones alors ! Show impeccable, très théâtral, costume et maquillage soigneusement barré pour tout le monde, sens du détail (choristes utilisant des bouteilles, vides, de Jack Daniel’s en guise de percussion…). Présentée comme une Beyoncé sous acide, Ebony Bones fait plus penser à Santogold, même évidences mélodiques, mêmes couleurs musicales (rock, punk, pop, hip-hop, electro). Dommage que le concert des Puppetmastaz commençait seulement quelques minutes après le début de son set. Comme beaucoup, j’ai déserté la belle pour ne pas rater les teutons !

Les Puppetmastaz clôturaient donc cette deuxième soirée en tant que tête d’affiche.  Pour ceux qui ne connaissent pas, Puppetmastaz, c’est le Muppet Show qui se transforme en groupe de rap, vingt marionnettes qui nous offrent le spectacle haut en couleur d’un groupe de rap, avec toutes ses turpitudes ! D’ailleurs, on apprend au milieu du set, que le groupe se sépare ! Info, intox, pied de nez au bizness qui empoissonne la musique, critique de l’individualisme forcenée des rappeurs, incapables de la jouer collectif sur le long terme ? Toujours est-il que l’information est confirmée sur leur site.  Attention, toujours  pour ceux qui ne connaitraient pas, ça peut paraitre risible mais :

  1. La musique est terrible, les instrus excellent, les flow dévastateur, un hip-hop ultra efficace
  2. Les marionnettes sont très réussies, on est plus proches du Muppet Show que du Bébête show. Et le spectacle est à la hauteur de la musique


Dernier regret : les concerts se chevauchant, et le bar fermant dès la fin du concert, la soirée se terminait brusquement et assez tôt , sans possibilité de discuter autour d’un dernier verre (M’zelle Lisa, faudra penser à ça pour les prochaines éditions, non ?). Oops, j’allais oublié, la règle idiote imposée au public  de rentrer d’un côté du chapiteau, et de sortir de l’autre côté, juste chiant quand il n’y a pas grand monde, impossible quand la salle est pleine. J’ai même vu, suprême idiotie, un agent de sécurité obliger deux pauvres gars à rentrer de nouveau  dans la salle pour ressortir de l’autre coté alors qu’ils étaient déjà sortis !

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Oui, oui, je vous vois déjà faire la moue , « quand c’est pas  du reggae, c’est du Gainsbourg », ce à quoi je répondrais dans l’ordre :

  1. Et alors ?
  2. C’est MON blog après tout
  3. Celle-là, vous ne l’avez jamais entendue ou alors vous ne vous en souvenez pas et c’est normal

C’est normal car il ne l’a interprétée qu’une seule fois à la télé et ne l’a jamais enregistrée.  Comme il le confesse plus loin, il chantait ce morceau quand il était pianiste de bar « pour tomber les gonzesses, comme des mouches et pas des mouches à merde ». On reconnaît bien là Gainsbourg où l’obscénité suit de très peu la pure émotion, l’écorché vif qui se révèle ici comme un interprète bouleversant.

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more about « Horace Andy vs Massive Attack« , posted with vodpod
Comme beaucoup, j’ai découvert Horace Andy en découvrant Massive Attack. Le groupe fondateur du trip-hop avait accueilli ce vétéran à la voix haut perchée qui illuminait les albums ‘Blue Lines’, ‘Protection’ et ‘Mezzanine’.
Puis plus tard, en redécouvrant le reggae de mon adolescence et en l’explorant plus avant, je suis retombé sur Horace Andy, et j’ai découvert que quelques titres de Massive Attack n’étaient que des reprises de morceaux beaucoup plus anciens qu’avait déjà interprété Mr Andy. Attention, ça ne retire rien aux versions de Massive Attack. D’une part, c’est une habitude dans le reggae que de proposer différentes versions d’un même morceau. D’autre part, ces nouvelles versions sont parfois très différentes des originaux, comme ce ‘Man Next Door’ très réussi et qui intègre un sample du génial ‘10.15 Saturday Night’ de Cure. L’original de ‘Man Next Door’, intitulé ‘Quiet Place’, plus musclé est beaucoup plus venimeux et dangereux.
Quant à la version de ‘Spying Glass’, même si celle de Massive est très bonne, l’original issu de l’indispensable album ‘Dancehall Style’ paru chez l’excellent label Wackies atteint des sommets
Horace Andy - Dancehall Style

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Y’a des disques comme ça, dont on sait qu’on va les aimer, « bien avant » qu’on ne les écoute, qu’on garde au chaud pour la bonne bouche, dont on se dit « non, pas tout de suite, attendons le bon moment pour nous en délecter ». « Trash Yéyé » de Benjamin Biolay est de ceux-là. Longtemps resté sur la « pile de disques à écouter » haute de plusieurs kilomètres, je l’ai écouté en juillet, et comme prévu, je l’ai trouvé vraiment très fort. Abordant des thèmes et des humeurs gainsbouriens (paranoia de l’amant éconduit, adultère, sm…) , le classieux dandy aborde la chanson française avec ironie (« Bien avant », « Cactus Concerto »), tutoie le drame dans l’électro(l’excellent « Laisse aboyer les chiens ») tout en ayant une identité musicale et textuelle très forte et très personnelle. Du coup, ce n’est pas un morceau que je vous propose, mais carrément l’album  entier

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Morceau culte ! Au milieu des années 80, des rythmes digitaux débarquent dans le reggae. Le premier de tous « Under mi sleng Teng » de Barrington Levy casse la baraque et révolutionne le genre qui se cherche un avenir après la mort du Dieu Marley. Le reggae roots laisse la place au dancehall. Tenor Saw signe sur le label Techniques de Winston Riley un des plus grands tubes de cette période avec le dangereux « Ring The Alarm », illustrant les fameux Sound Clashes pendant lesquels des Sound Systems s’affrontent en joutes musicales.  Sa voix puissante et chaude aux intonations ragga et rap (qui a influencé et modelé l’autre ? !) claquent sur le Stalag riddim (rythme en argot jamaïcain, dont plusieurs interprètes peuvent utiliser pour en donner diverses interprétations et donc différents morceaux), composé par Ansel Colins en 1973, revu façon digital et extrêmement dépouillé pour l’occasion.

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