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Archive for the ‘Musique’ Category

Le samedi était très nettement orienté rock, voire franchement métal. Comme le métal n’est – franchement – pas ma tasse de thé, j’ai préféré suivre Roumanie-France et filer ensuite voir la fin de la soirée, c’est à dire Ez3kiel.  Groupe-phare du trip-hop, Ez3kiel prend un virage rock. Purement instrumental, leur set n’oublie évidemment pas le travail sur les ambiances sombres que le groupe affectionne toujours. Seulement, maintenant il laisse éclater les orages qu’il ne faisait que suggérer autrefois.  Toutefois, le groupe ne manque ni d’humour, ni de ces petits trucs qui rendent un set vivant (le coup de l’animation vidéo qui réagit aux coups sur les pads, le ballon géant balancé de le public et qui fait surgir un bruit chaque fois qu’il est touché…). Ajoutez à ça des projections vidéos superbes (rien à voir avec les rigolos d’Hilight Tribe)…

Le dimanche, j’ai zappé en beauté Yoanna et mon côté punk. De la première, je n’ai pas grand’ chose à dire, pas ma tasse de thé, c’est tout. Des seconds, je dois dire que je déteste ce genre de folklore-fait-par-des-punks-qui-n’en-sont-plus-mais-quand-même-un-peu-et-qui-font-de-la-musique-acoustique-avec-des-trompettes-et-de-la-valse-aussi. Mais ça n’engage que moi…
Vu juste 3 morceaux des régionaux de l’étape de Mr Sweety. La voix de Gaëtan, gorgée de soul est parfaite pour le reggae. Un morceau roots parfait, deux morceaux plus sucrés moins convaincants, mais allez je suis sûr que ça va se bonifier avec un peu de maturation. Attention au guitariste rock qui était à la limite du hors-jeu sur un solo un peu trop pêchu sur de si délicates rythmiques.

Mr Sweety au Poulpaphone

Icing on the cake, il revenait aux lyonnais d’High Tone de conclure le festival. On ne les présente plus, ils sont une référence absolu du dub en France. Attention, ne cherchez pas King Tubby ou Lee ‘Scratch’ Perry, vous seriez hors-sujet. Soit, ce dub-là tire ses racines évidemment de Jamaïque mais s’est fortement émancipé de la matrice originelle. Lorgnant vers la drum’n bass furieuse, résonnant d’infra-basses synthétiques, leur dub puissant – mais que j’aurais préféré un peu plus planant parfois – nous a vrillé les oreilles et les mirettes, car là aussi le light-show et les projections vidéos étaient sublimes.

Vivement l’an prochain ! En ce qui me concerne, prochain concert demain avec Supreme NTM au zéntih de Lille ! Puis le 7 novembre à Calais : Winston McANuff & the Black Kush Band feat. Earl « Chinna » Smith

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Logo Poulpaphone

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Ce week-end à Boulogne-sur-mer avait lieu la 4ème édition du Festival du Poulpaphone. 3 jours de musique et 16 artistes de partageant l’affiche éclectique de ce festival à taille humaine et hautement abordable (6 € la soirée ou 12 € pour le pass trois jours : à ce prix là, on aurait tort de se priver). Les précédentes éditions nous avaient déjà  apportés leur lot de  moments forts (Rubin Steiner, Ministère des Affaires Populaires, Klub des loosers, Birdy Nam Nam, Molecule ) et  de découvertes ( Duracell, Gong gong…). Pensée émue pour la première édition à laquelle j’avais participé avec Clever Cloud

Vendredi, la  soirée était très nettement orientée hip-hop – électro. Pas vu grand’ chose de Rouge à lèvres, mais le peu que j’ai vu ne m’a pas fait regretter grand’ chose tant leur prestation était caricaturale. Le programme nous avait prévenus:  ces olibrius ont enregistré un morceau avec Foreign Beggars qui leur succédaient sur scène et seraient donc rejoints par nos deux gugusses de Rouge à lèvre. Et ce qu’on avait prédit arriva…pire qu’une raclée en demie-finale de coupe du monde de Rugby, les deux londoniens en posant leur flow précis, puissant et complémentaire sur les intrus de DJ Noname (oui, oui, LE Dj Noname de Gorillaz) ont ridiculisé les deux frenchies par leur classe et leur talent. John Lennon a dit « Le rock français, c’est comme le vin anglais ». On pourrait en dire autant du rap français

Sur l’autre scène Bauchklang entrait en scène. « En allemand Bauchklang signifie le son du ventre. Les 6 musiciens du groupe n’utilisent en effet que leurs corps et leurs voix pour produire une musique étrange entre dub, world, hip hop et électro. Ils prétendent dépasser ainsi l’intensité du son obtenu par les machines et viennent nous le prouver » disait le programme. Sur le papier, on se dit encore du Beat-box, version réductrice, minimaliste et old-school du hip-hop. Et bien pas du tout, une claque phénoménale ! Les autrichiens nous envoient leur hip-hop lorgnant très largement vers l’électro torride et le drum’n’ bass.  J’ai passé les trois premiers morceaux à chercher la boîte à rythme qui envoyait ce groove brûlant et ces infra-basses puissantes avant de me rendre à l’évidence : les seuls intruments utilisés étaient bel et bien les 5 voix de Bauchklang. Mais la performanence, étonnante soit-elle, n’efface pas le caractère éminement musical du set. Ces petits gars savent composer et chanter et ça s’entend.

Pendant ce temps-là, Dj Netik attaquait son set. Trois fois champion du monde DMX de DJ ( Et Jimi Hendrix, il était champion du monde de guitare ?) : encore une fois, on échappe pas à la caricature. Certes, le gars est un petit prodige des platines et fait un raffut absolument incroyable à lui tout seul, scratchant et torturant tout ce qui de hip-hop, d’électro et de drum’n’bass qui peut lui passer entre les mains, ça reste quand même très anecdotique, très technique et vite chiant.

La soirée s’est fini par Hilight Tribe qui concocte une trance avec des intrsuments traditionnels (batterie, basse, percus, didjéridoos) parfois desservie par une affreuse guitare rock. Puissament rythmique et uniquement instrumentale, la formule montre vite ses limites et se montre finalement à l’image du show vidéo qui accompagne le concert (une pyramide, un flocon de neige, un drapeau du Tibet…) : inconsistant et plein d’esbrouffe.

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Cette semaine, mon Ipod (réglé en shuffle – albums ) m’a refilé un cet album de ce groupe que je connaissais uniquement de nom, et de réputation. Je m’attendais à un groupe de pop synthétique au son très 80’s.

Pas du tout…de grosses guitares très saturées, qui fleurent bon les pédales de distortion années 80, très froides, abrasives, une batterie qui gronde et qu’on entend à peine sous les guitares, un chanteur  qui ne chante pas vraiment, une filiation évidente « Velvet Underground » – « Stooges » boostée au punk. Un rock sombre, décharné, froid , distant, malsain, dangereux même, qui a digéré ses influences pour les recracher dans un torrent d’électricité froide, qui promet des lendemains désenchantés, comme l’Angleterre des années 80…

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Isaac Hayes

Isaac Hayes, photographie de John H. White, 1973

Isaac Hayes, photographie de John H. White, 1973

L’hécatombe se poursuit parmi les geants de la soul. Après Curtis (presque 10 ans dejà…), après James, après Ray, voilà que Isaac Hayes nous quitte. Comme dit mon pote Ludo, Stevie doit raser les murs …J’y ajouterai Aretha et Solomon…

Alors espérons qu’on ne retiendra pas de lui que la  voix du Chief de South Park, ni la BO de Shaft, légendaire soit, mais d’une part c’est loin d’être son meilleur disque, d’autre part, on est en droit de préférer le « Superfly » de Curtis Mayfield, autre BO d’un film de Blaxploitation

L’homme a un parcours hallucinant. Il entre chez Stax, écrit des arrngements de cuivres, notamment sur la version de « Try a littel tenderness » d’Otis Redding, sur laquelle il joue de l’orgue aussi. Compositeur maison,  il écrit tubes sur tubes avec David Porter (Hold on I’m coming de Sam et Dave, cest lui…).

Il publie ensuite notamment Hot Buttered Soul , référence absolue, pillé et samplé de partout (oh, ce piano sautillant samplé par Public Enemy) .

Ces longs morcceaux, avec des arrangements somptueux et baignés de cette voix grave et chaude qui rempliront les faces de To Be Continued, Black Moses ( avec LE morceau samplé par Portishead pour « Glory Box ») ou Truck Turner n’ont pas fini de nous vriller les oreilles

Je ne saurais que trop vous conseiller la lecture du passionant « Sweet Soul Music » de Peter Guralnick chez Allia ( ISBN 2844851304 ) dans lequel bien sûr, un chapitre est consacré à Isaac Hayes. Dès que possible et dans la même collection, je me jette sur « Bass Culture » sur une de mes autres passions musicales : le reggae

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