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Festival du poulpaphone 2009

Festival du poulpaphone 2009

La 5ème édition du festival du Poulpaphone s’est déroulé le week-end dernier à Boulogne-sur-mer. Comme d’habitude, pour un prix modique (6 € la soirée, pas de « pass 3 jours » cette année), on a eu droit à une affiche éclectique et de qualité. Un mot sur le choix de l’emplacement (l’hoverport du Portel), pas très subtil car d’une part l’endroit est fort excentré, situé en plein dans la zone portuaire, ce qui pénalise les personnes sans voitures, d’autant plus qu’aucun système de navette avec le centre ville n’était prévu. D’autre part, situé en front de mer (à quoi bon, le festival se déroule à la nuit tombée, la mer on ne la voit pas ), le lieu est balayé par le vent en permanence Pour ma part, je n’ai pu suivre que les concerts du samedi et du dimanche. Commençons donc par le samedi :

La soirée a commencé avec Tribeqa. le programme indiquait « Parrainés par Magic Malik, les nantais de Tribeqa mélangent sonorités africaines et caribéennes avec des sons plus urbains électro hip hop. Organisées autour du balafon (joué à quatre baguettes par un seul homme !) platines, batterie, guitare et contrebasse crée une énergie communicative qui ne peut laisser le dance floor indifférent. » Le dance floor, je ne sais pas, mais moi oui ! Du jazz, qui n’en est pas vraiment sur des rythmes vaguement hip-hop et un DJ qui ne sert à rien, bof…

Rotor Jambreks

Rotor Jambreks

Du coup, direction l’autre salle où Rotor Jambreks attaquait son set. En plus de l’habituel grosse caisse dont s’équipe souvent les guitaristes qui se produisent seul, l’homme a également une caisse claire qu’il peut actionner avec l’autre pied et donc s’accompagner avec une batterie minimaliste. Il joue un rock primaire basé sur les 3 accords du blues. Grosse auto-dérision pour ce breton, qui ne s’exprime qu’en anglais, qui alpague deux filles dans le public qu’il surnomme « Jean-Claude » et « ‘Jean-Michel » avant de les faire monter sur scène pour jouer une peu de tambourin. Rigolo et jouissif mais vite lassant.

Vint ensuite la surprise de la soirée, le duo ZZZ. Le programme restait dans le flou en nous promettant « Des musiciens qui ne font pas dans le classique : non seulement les ZZZ sont un groupe à deux (orgue batterie) mais en plus ils jouent du rock and roll sans guitare. Mélange d’électro new wave, de soul garage et de « dirt rock », leur musique loin d’être limitée révèle des trésors d’inventivité et n’a pas encore trouvé d’étiquette. » De quoi exciter notre curiosité, qui n’a pas été déçue ! Imaginez à la batterie et au chant un type à la carrure d’un bucheron, sorti de  woodstock (ou de chez Bob puisqu’ils viennent des Pays-Bas).  Sa batterie est rudimentaire : une grosse caisse, une caisse claire posée très bas, en dessous des genoux, un tom basse très bas aussi, et une cymbale charleston, point barre. Ce qui donne l’impression d’avoir un géant qui joue sur un jouet ! Ajoutez à ça un deuxième larron maigrelet, plié en deux sur ses innombrables synthés au son très gras, le visage caché par la visière de sa casquette moche et hors d’age. Pur finir, imaginez un scène enfumée électrisée par des stroboscopes, une voix noyée dans la reverb’ et le delay, un répertoire ultra-efficace, une musique mélangeant le meilleur des années 80, de l’électro et de la new-wave et voyez le carnage ! Le boucan que peuvent faire ces deux types sur un répertoire qui n’en demande pas tant est phénoménal ! Quant au final, le gars au synthé , prend son élan, saute et finit DEBOUT sur ses synthés vintage empilés alors que ça larsenne de partout, j’ai cru devenir dingue, pas vu un truc aussi rock’n’roll depuis longtemps !

Quelques vidéos trouvées sur youtube pour vous donner une idée de la chose (attention, le son n’est pas  forcement fameux), je vous engage à aller faire un tour sur leur site



Ebony Bones
Ebony Bones

Tellement scotché par ça, que j’ai raté Lyre te temps dans l’autre salle ! Sautons directement à Ebony Bones alors ! Show impeccable, très théâtral, costume et maquillage soigneusement barré pour tout le monde, sens du détail (choristes utilisant des bouteilles, vides, de Jack Daniel’s en guise de percussion…). Présentée comme une Beyoncé sous acide, Ebony Bones fait plus penser à Santogold, même évidences mélodiques, mêmes couleurs musicales (rock, punk, pop, hip-hop, electro). Dommage que le concert des Puppetmastaz commençait seulement quelques minutes après le début de son set. Comme beaucoup, j’ai déserté la belle pour ne pas rater les teutons !

Les Puppetmastaz clôturaient donc cette deuxième soirée en tant que tête d’affiche.  Pour ceux qui ne connaissent pas, Puppetmastaz, c’est le Muppet Show qui se transforme en groupe de rap, vingt marionnettes qui nous offrent le spectacle haut en couleur d’un groupe de rap, avec toutes ses turpitudes ! D’ailleurs, on apprend au milieu du set, que le groupe se sépare ! Info, intox, pied de nez au bizness qui empoissonne la musique, critique de l’individualisme forcenée des rappeurs, incapables de la jouer collectif sur le long terme ? Toujours est-il que l’information est confirmée sur leur site.  Attention, toujours  pour ceux qui ne connaitraient pas, ça peut paraitre risible mais :

  1. La musique est terrible, les instrus excellent, les flow dévastateur, un hip-hop ultra efficace
  2. Les marionnettes sont très réussies, on est plus proches du Muppet Show que du Bébête show. Et le spectacle est à la hauteur de la musique


Dernier regret : les concerts se chevauchant, et le bar fermant dès la fin du concert, la soirée se terminait brusquement et assez tôt , sans possibilité de discuter autour d’un dernier verre (M’zelle Lisa, faudra penser à ça pour les prochaines éditions, non ?). Oops, j’allais oublié, la règle idiote imposée au public  de rentrer d’un côté du chapiteau, et de sortir de l’autre côté, juste chiant quand il n’y a pas grand monde, impossible quand la salle est pleine. J’ai même vu, suprême idiotie, un agent de sécurité obliger deux pauvres gars à rentrer de nouveau  dans la salle pour ressortir de l’autre coté alors qu’ils étaient déjà sortis !

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James Brown - Black Caesar

James Brown - Black Caesar

Ce morceau, issu de la bande orginale du film « Black Caesar » ,remake version blaxploitation 1973 du « Litte Caesar » de 1931 avec l’immense Edward G. Robinson, n’est certes pas le plus connu de James Brown. Toutefois, ce blues urbain violent illustre à merveille la solitude et le désespoir qu’on peut ressentir dans la jungle du New York des années 70. Avec ces cuivres rutilants en contrepoint de la voix surpuissante de Brown, ce titre constitue une véritable symphonie de poche.

« And now, ladies and gentlemen : the Godfather of Soul ! the hardest working man in show business ! Mister Dynamite ! Jaaaaaaaaaaaaames Brown!!! »

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Sixto Rodriguez - Cold Fact

Sixto Rodriguez - Cold Fact

C’est devenu une tradition, tous les ans on redécouvre un chef d’œuvre qui était passé inaperçu il y 30 ou 35 ans. Ainsi, on a pu enfin voir les Zombies ou Love accéder au rang qui leur était dû. Cette fois-ci, c’est Sixto Rodriguez qu’on redécouvre avec son album « Cold Fact », paru dans l’indifférence quasi-générale en 1970. La voix chaude et superbement soul de Rodriguez, porte des textes engagés ou grinçants, comme ce « Sugar Man » au psychédélisme cabossé, enrobé de cuivres et de cordes, élu par le magazine britannique Mojo comme une des plus grandes drug songs de l’histoire (pour le refrain « Silver magic ships you carry / Jumpers, coke, sweet Mary Jane« ). La musique oscille entre folk, psychédélisme et rock seventies. Un chef d’oeuvre,  on vous dit.

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Ouais, je sais, Gainsbourg, en 1985 au Casino de Paris, entouré de Billy Rush et de sa bande de requins ricains, le répertoire passé à la moulinette rock, ok, ok…Mais quand même, on peut trouver quelques perles, dont ce « Dépression au dessus du jardin », composé pour Catherine Deneuve. Tout y est, la mélodie imparable, la perfection de l’harmonie (ce retournement incroyable du mnieur au majeur, là, il ya quelque chose qui m’échappe…), et le texte d’une évidence rare, conclu par l’enjambement (une de ces techniques littéraires préférées) :

Que l’amour revien-
Dra l’été prochain

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Katerine - Les créatures

Katerine - Les créatures

L’ineffable  Philippe  Katerine vous emmène depuis Paris vers la Côte d’Opale.  Imaginez la « plage industrielle » de Boulogne-sur-mer en novembre sous la pluie…Katerine y invoque le fantôme de « Muriel », le chef d’œuvre d’Alain Resnais, avec Delphine Seyrig tourné à Boulogne en 1963.

Je précise quand même que la Côte d’Opale peut être très jolie aussi et que la plage de Boulogne est beaucoup moins « industrielle » depuis le démantèlement des aciéries de la SFPO. Si vous avez l’occasion de passer dans le coin, je vous conseille la route Boulogne-Calais par la côte

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En bonus la bande-annonce de Muriel :

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Al Green - The Belle Album

Al Green - The Belle Album

Ce morceau constitue une charnière dans l’œuvre d’Al Green. Jusque là, avec l’aide de l’immense producteur Willie Mitchell, il avait enchainé au début des années 70 perles et tubes pour le compte de Hi Records ! (Let’s stay together, Tired of being alone, I can’t get next to you…).  En 1974, ébouillanté par une fan éconduite qui se donnera ensuite la mort, Al Green, voyant là un avertissmeent divn se tourne peu à peu vers le christianisme. Sa soul flamboyante va alors devenir plus grave, montrant le cheminement d’un homme entre le charnel et le divin. Le disque « The Belle Album », produit par Green seul sans Mitchell sera le dernier album soul. Ce morceau et son vers « It’s you that I want, but it’s Him that I need » évoque parfaitement l’état d’esprit de Green à l’époque. Après cela, Al Green se fera ordonner pasteur et enregistrera des diques de gospel

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J’inaugure une nouvelle catégorie, celle du « morceau du vendredi ». Un morceau, écouté ou réécouté récemment qui m’aura ému, interpellé, interloqué, charmé, remué…

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On commence avec non pas un morceau mais deux !
« In Dark Trees »  de Brian Eno,  paru en 1975 sur l’album « In another green world ».  On peut dire que ce morceau porte bien son titre, tant l’ambiance est glauque et minimaliste. Un semblant de rayon de soleil, puis la superbe guitare de Robert Fripp nous replonge dans les limbes
Morceau habilement samplé plus tard par Amon Tobin pour un autre morceau magnifique « Yasawas », paru en 1997 sur l’album « Bricolage ».

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